Éventail

TAI CHI CHAN

Les arts martiaux chinois ne furent pas uniquement étudiés par des militaires ou des guerriers…

De nombreuses autres catégories de population, ne disposant pas forcément d’armes, utilisèrent donc divers instruments qui leur étaient plus familiers. Bon nombre de ces instruments étaient de simples outils qui, maniés avec dextérité, devenaient redoutables. Ces armes-outils, donc armes par fonction et non pas par destination, sont très représentatives des arts martiaux d’Extrême-Orient puisque l’on retrouve cette tradition non seulement en Chine mais également au Japon, au Vietnam, dans tout l’archipel indonésien, en Malaisie, en Thaïlande et en Inde.

 

Il existe ainsi des méthodes de combat utilisant un parapluie, une ombrelle ou un éventail. Ce dernier, Shan, est toujours étudié dans le cadre du Tai chi chuan classique. Il s’agit d’un éventail de soie à la monture d’acier provoquant un claquement caractéristique à son ouverture. Il est utilisé pour frapper, comme avec une matraque, ou pour piquer et trancher. Les éventails comportant des lames relèvent plus de la légende que de la réalité. En revanche, l’éventail se révèle une arme de jet surprenante au vol tendu et tournoyant.
 

Une arme complexe comme l’éventail appartient à différents systèmes.

Fermé et utilisé comme un bâton, il s’assimile à ce dernier…

Semi-ouvert, utilisé pour trancher, il s’apparente au sabre…

Ouvert et manipulé, il s’apparente à l’épée…

Il est donc catalogué dans les « armes spéciales » puisqu’il peut même être lancé.

 

Les Taos d’éventail sont très appréciés par les pratiquants de Tai chi et aussi par les spectateurs lors des démonstrations. Derrière l’esthétisme et la grâce qui se dégagent des enchaînements de mouvements se cache une grande maîtrise de l’équilibre du souffle et de l’énergie